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Les mots du lexique sont classés par ordre alphabétique

 

       

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Les mots suivis d’une étoile* donne lieu à un renvoi sur le "terme racine".   (Ex : Haschich, joint, etc. – renvoi à Cannabis   En fin de chaque page, un lien vous permettra de la télécharger

 

   

 

B _______________________________________________________________________

 

Bad trip

Comme son nom l’indique en anglais, le « bad trip » est un mauvais voyage. Il survient sans crier gare et bien souvent lorsque la drogue est trop forte et/ou de mauvaise qualité, lors d’une fatigue, d’un stress ou d’une baisse de moral. Ou bien lorsqu’elle a été consommée avec d’autres drogues – appelé polyconsommation*.

 

Il est important de rappeler que les drogues illégales ne sont pas de qualités égales. Elles sont vendues par des dealers dont l’objectif n° 1 (le seul ?) est de faire de l’argent. Pour ce faire ils coupent les drogues avec des produits pas toujours très clairs, parfois dangereux pour la santé et qui n’ont rien à voir avec la drogue elle-même.

 

Les symptômes les plus courants d’un « bad trip » sont la crise d’angoisse, parfois importante ; le repli sur soi ; des nausées, des vomissements et des sueurs… Dans la plupart des cas, les symptômes s’estompent avec les effets du produit. Avec certaines drogues fortes (Cocaïne*, Héroïne*…) le Bad trip peut déboucher sur une Overdose. Avec le L.S.D*, le « Bad trip » est souvent très compliqué et dangereux.

 

 

Banalisation

Mot qui revient très souvent dans la bouche des professionnels, des conférenciers, des auteurs de livres sur les consommations de drogues. Il semblerait que beaucoup de monde banalise la consommation des jeunes : les jeunes eux-mêmes bien sûr, qui bien souvent ne voient pas où est le problème puisqu’ils s’amusent. Mais aussi les autorités, les industriels, de très nombreux parents... Contrairement à ce que beaucoup de gens-là disent, et de l’avis des professionnels, la consommation de produits stupéfiants chez les jeunes est plutôt inquiétante, voir de plus en plus problématique.

L'enquête ESPAD de 2014 vient d’ailleurs de mettre en lumière que la consommation de produits addictifs chez les jeunes français est parmi la plus importante d’Europe…

Le  tableau :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lien Internet :

www.espad.org/   (Site en Anglais)

 

 

Binge drinking

Expression anglo-saxonne souvent traduite par « biture expresse » « beuverie effrénée » ou « alcool défonce ».  Il est intéressant de signifier que le mot anglais « binge » se traduit par compulsif, frénésie, manie compulsive…  En français on parle de dipsomanie. (Besoin maladif de boire des boissons toxiques, en particulier de l’alcool)

 

On peut donner cette autre définition : « Parvenir à un état de totale défonce dans un temps le plus court possible ». L’intérêt ici réside dans le fait de se retrouver le plus vite possible dans un état comateux - souvent pour ne pas penser…

Dans un rapport de 2012 sur la consommation d’alcool le Sénat parle de : « Intoxication alcoolique aigüe ». L’académie nationale de médecine parle de « hyperalcoolisation », terme que l’association Totem emploi dans les interventions.

 

En psychiatrie, on parle de comportement « ordalique » (comportement à haut risque, motivé par un besoin de jouer avec la mort ou de revitaliser son existence.)

 

Beaucoup de spécialistes affirment que l’adolescent qui pratique le « binge drinking » indique qu’il est en situation de détresse… C’est un moyen inconscient pour lui d’attirer l’attention.

 

En animation : Il est intéressant de constater que la plupart des jeunes qui disent pratiquer le « binge-drinking » cherchent à en minimiser les effets et le message. Pour beaucoup d’entre eux, c’est une façon de s’amuser… Pour autant, en échanger d’avantage, on se rend compte que la grande majorité de ces pratiquants de l’extrême ont une petite estime d’eux-mêmes, quand beaucoup avouent avoir des relations tendues avec au moins un des deux parents.

 

Un lien : http://www.stop-alcool.ch/fr/type-de-consommation/binge-drinking

 

Cannabis *

Appelé Marijuana, ganja, beuh, zeb, weed, zamal, haschisch, h, shit, teuchi, chichon, chocolate…

 

La drogue illégale la plus utilisée dans le monde – et pas seulement par les ados. Produit qui est entré dans les moeurs et qui a connu une très forte poussé de consommation. Tous les pays n’appliquent pas les mêmes legislations ; plus ou moins tolérantes. Ceci dit, après 30 ans de guerre à la drogue (“War on drugs” aux U.S.A), force est de constater quune forte répression n’est pas suffisant pour ralentir la consomation.

 

Le cannabis est une plante dont l’espèce la plus répandue est le "Cannabis sativa" (chanvre indien).  Les feuilles et la résine contiennent un agent psychoactif communément appelé THC (delta9-tetra-hydro-cannabinol). De cette feuille, on en tire plusieurs substances :

  • L’herbe est souvent un mélange de feuilles, de tiges et de fleurs séchées – les têtes

  • La résine, appelée Haschisch, est obtenue en pressant les feuilles, les tiges et les fleurs

  • Le pollen Plus d’infos

  • L’huile, obtenue en laissant macérer de la résine dans de l’alcool.

 

 

La concentration en THC varie de manière importante selon la provenance, les modes de culture, l’expérience des trafiquants, l’avidité des dealers. De 10% en moyenne pour l’herbe à 30% de THC pour l’huile. Certaines herbes poussant sous serre atteignent parfois les 40%... Plus la concentration est élevée, plus les effets du cannabis peuvent être importants. D’où un risque accru de « Bad trip ».

 

Généralement, l'herbe et le haschisch se fument sous forme de "joint" (avec du tabac, sous la forme d'une cigarette roulée plus ou moins en cône). L'huile est plutôt consommée à l'aide d'une pipe. Plus marginalement, le cannabis peut aussi être ingéré, incorporé dans des préparations alimentaires (gâteaux, « space-cakes ») ou bu (infusions).

C'est la substance psychoactive la plus consommée dans le monde.

 

 

Effets immédiats :

Le cannabis modifie les perceptions, les émotions et procure généralement une impression de détente, de bien-être.

Les consommateurs ressentent un état de détente, de bien-être, accompagné d'une modification des perceptions. Les effets sont variables : légère euphorie accompagnée d'un sentiment d'apaisement, légère somnolence, mais aussi parfois malaise, tremblements, vomissements, impression de confusion, d'étouffement, angoisse très forte. La concentration et la mémoire immédiate sont diminuées, tout comme la perception visuelle, la vigilance et les réflexes. Blocage des glandes salivaires ; souvent dilatation des vaisseaux sanguins des yeux.

 

Effets à long terme :

Anxiété, crises de paniques ou de paranoïa, état dépressif peuvent être déclenchés par un usage de cannabis, même occasionnel. Encore une fois, tout dépend de la qualité du produit, de sa concentration en THC et de l’état d’être du consommateur.

Les risques d'une consommation régulière sont multiples :
- difficultés de concentration, difficultés scolaires
- isolement social, perte de motivation
- risques liés aux contacts avec des circuits illicites pour obtenir le produit
- apparition, révélation ou aggravation de troubles psychiques : des syndromes d'anxiété et de dépression jusqu'à la panique, les bouffées délirantes et même la schizophrénie.

La consommation régulière de cannabis peut induire une dépendance chez certains usagers. Elle se traduit par des symptômes physiques de sevrage à l’arrêt (agitation, irritabilité, anxiété, céphalées, perturbations du sommeil, troubles digestifs, etc.) se mêlant éventuellement à ceux de l’arrêt du tabac. Ceux-ci régressent après une ou plusieurs semaines et c’est essentiellement la dépendance psychique, plus durable, à l’origine de l’envie répétée de reprendre du cannabis, qui constitue une limite à l’interruption des consommations.

D’autre part, il est important de faire comprendre aux ados que le cannabis n'est pas un produit banal, justement parce qu'ils sont jeunes. Que fumer à 12 ans est plus dangereux qu'à 15, et à 15 qu'à 18.

 

Tout le monde s'accorde sur les effets néfastes du cannabis sur la scolarité et l'insertion.

Plusieurs études récentes, surtout une étude néo-zélandaise, ont mis en lumière que la consommation régulière de cannabis chez un jeune de moins de 16 ans, engendrent des ralentissements importants, parfois irréversibles,  du développement cognitif de l’ado. A manier avec la plus grande précaution trouver l’étude néo-zélandaise !

Plus d’infos

 

Prise :

En général, le Cannabis se fume. Il peut être ingéré, mélangé à un aliment, le plus souvent dans des gâteaux – appelé « Space cake », Le Cannabis est aussi infusé, dans des « tisanes » artisanales…

 

Addiction :

Sa consommation répétée entraîne une faible addiction.

 

Demi-vie :

6 à 8 heures

 

La loi :

Le cannabis est interdit en France.

Cocaïne

La cocaïne est un produit de synthèse issu du mélange – entre autres - de feuilles de coca, de solvants et de kérosène.  Le cocaïer pousse principalement sur les hauts plateaux d’Amérique du sud. Associée à la fête, et au Show-business, elle a la réputation d’être une drogue « clean » - soit sans problème majeur.  De ce fait, les usagers ne se méfient pas de son très fort pouvoir addictif et beaucoup tombent dans un cercle vicieux…

 

Effets immédiats :

La cocaïne procure exaltation, sensation d’énergie, de performance et de puissance.

 

Effets à long terme :

Son usage répété peut entraîner une grande instabilité d’humeur, très souvent associée à des bouffées paranoïaques.

Plus d’info

 

Prise :

La cocaïne se sniffe, se fume, s’inhale, s’injecte.

 

Addiction :

Sa consommation répétée entraîne

 

Demi-vie :

6 à 8 heures

 

La loi :

La cocaïne est interdite en France.

Crack

Le crack est un dérivé de la cocaïne. En fait un résidu de Cocaïne, appelé « Pasta » qui n’était pas possible de vendre et d’utiliser en tant que tel. Ce résidu est « purifié » en le chauffant avec du bicarbonate de soude.

Le crack se présente alors sous forme de cristaux qui produisent un son proche du craquement lorsqu’on les brule pour en inhaler la fumée ; d’où son nom.

 

 

Effets immédiats :

Le crack procure une phase d’exaltation, une sensation d’énergie et de puissance, souvent suivie d’une phase dépressive dans la descente.  Ses effets stimulants sont bien plus rapides et intenses que ceux de la cocaïne, ce qui engendre une addiction bien plus sévère.

 

Effets à long terme :

Son usage répété provoque rapidement des effets néfastes sur le cerveau et de graves altérations des voies respiratoires ; souvent dues à l’ammoniaque utilisée.

 

Prise :

Le crack se sniffe, se fume, s’injecte.

 

Addiction :

Sa consommation répétée entraîne une très forte addiction, physique et psychique ; parfois dès la première prise.

 

Demi-vie :

6 à 8 heures

 

La loi :

Le crack est interdit en France.

Crise d’adolescence *

Certainement l'un des bouleversements majeurs que connaît chaque individu au cours de son existence. Davantage que d'autres peut-être, ce moment de la vie réclame beaucoup d'attention et de sérénité de la part des adultes. Les manifestations parfois spectaculaires de la crise d'adolescence (fugues, comportement de mise en danger (alcool, drogue, anorexie...), violence tournée vers les autres (délinquance, jeux dangereux) ou contre soi-même (suicide) alimentent et accentuent les représentations anxiogènes de cette période de la vie. 


Mais tous les ados n'entrent pas « en crise », et le monde des adultes confond souvent un peu vite toute une classe d'âge avec une minorité un peu plus visible qui sait faire parler d'elle !  Enfin, il faut bien avoir à l'esprit que l'impact socio-psychologique du phénomène naturel de la « crise d'ado » ne rend nullement compte de cette réalité identifiée depuis l'antiquité : la crise d'adolescence correspond avant tout à une métamorphose physique et psychologique de l'individu entre 13 et 18 ans. 

 

Les transformations morpho-psychologiques amorcées dès la puberté deviennent plus nettes et s'affirment de manière visible. Apparition des caractères sexuels secondaires : pilosité, mue de la voix, tétons douloureux... pour le garçon ; poitrine, hanche, pilosité... chez la fille. La personnalité est, elle aussi, sujette à transformation. Rebelle et extravertie ou au contraire effacée et repliée, la personnalité des ados conditionne des réactions différentes face à l'angoisse que peut représenter pour eux le fait de devenir adulte. 

Apprendre à gérer ses désirs - notamment sexuels -, son émotivité et son impulsivité, mais aussi les contradictions entre une dépendance économique et affective à l'égard de la famille et la volonté de s'en émanciper, constituent autant d'épreuves inconscientes auxquelles les adolescents n'apportent pas tous la même réponse. 

 

 

Si la relation enfant-parent est soumise à quelques tensions, cela ne suffit pas à établir le diagnostic d'une situation de crise. Bien souvent, les parents sont à l'origine de ces tensions, notamment quand ils ne parviennent pas faire le tri entre leur refus inconscient de voir grandir leurs enfants et les très réelles transformations de ces derniers.  Discuter, négocier, expliquer : l'équilibre entre permissivité et autorité est à ce prix. Ces trois attitudes permettent aux parents d'affirmer leur point de vue et de faire respecter leur autorité, et aux enfants de trouver des espaces d'échanges où ils peuvent se construire, y compris dans la confrontation. 

Le principe du « je me pose en m'opposant » reste un fondamental qui borne les relations des adolescents avec les adultes. L'adolescent cherche à s'éloigner de ses parents. Rien de plus normal. L'opposition reste le moyen le plus simple pour que cet éloignement ne débouche pas sur un conflit intérieur. 

En rébellion par principe comme par nécessité, la plupart des adolescents développent une stratégie d'opposition qui leur permet de s'affirmer pour mieux se différencier et mettre à distance le modèle familial. 

 

Echanges aussi fréquents que possible, discussions franches, mise en évidence et explication des points de blocages relationnels, sont les règles de conduites que doivent adopter les parents. Cette stratégie du dialogue constructif est toujours payante à condition toutefois de faire preuve d'une certaine patience ! 

Il arrive que les conséquences d'une crise d'adolescence soient graves : fugues, drogue, alcool, violence, tentative de suicide... En pareil cas, si la technique du dialogue constructif est bien sûr indispensable, elle est parfois rejetée par l'ado qui s'enferme alors dans le déni des problèmes rencontrés. 

Il faut alors consulter des professionnels dès les premiers dérapages comportementaux. *Médecins généralistes, psychologues, pédopsychiatres, éducateurs... seront plus facilement entendus que le milieu familial où se cristallisent précisément les tensions. 

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